Voici l'expression au jour le jour de ma Quête
- ou de mes délires -, vous n'êtes pas obligé de les lire !
Cette Quête est évidemment en partie consciente
(c'est sa part intellectuelle et sensible pour l'essentiel),
et en partie inconciente (donc, par définition immaîtrisable)...
Mon histoire personnelle en est en partie responsable
(je l'évoque ici, mais ce n'est pas le lieu de l'exposer).
Mon histoire, depuis la conception,
est inter-relation entre ce qui m'environne et ce que je suis.
Ce qui m'environne (le monde en ses multiples aspects)
a profondément modifié ce que je suis,
mais ce que je suis n'a pas beaucoup modifié le monde
(peut-être est-ce tant mieux ?).
Le seul progrès dont je suis sûr :
avec le temps, ma relation au monde s'est modifiée...
Est-ce suffisant ?
Peut-on, sans perdre une part essentielle de soi-même,
faire l'économie de toujours plus de travail sur soi, de toujours plus d'étude,
de toujours plus de remise en cause et d'exigence ?
Peut-on ne pas vouloir changer, sinon le monde,
du moins ce qui "ne va pas" auprès de soi :
hypocrisie, laideur, injustice ou abus "ordinaire" ?
Depuis ma jeunesse je suis affamé de vérité et de culture,
culture trop livresque certes, culture née aussi, et plus souvent,
au gré de rencontres parfois génératrices de recherches personnelles...
lesquelles aboutissent à des impasses ou au contraire se révèlent fécondes !
Au départ, bien souvent, gît le mystère des "hasards" inexplicables
ou encore des intuitions subites.
Ainsi est heureusement déphasée la moulinette de la mécanique mentale...
Ma réflexion sur ma propre culture me conduit toujours,
et d'abord, à une grande tristesse :
car je suis parfaitement conscient de mon ignorance et,
(cent fois hélas, mille fois hélas !)
je ne pourrai jamais lire tous les livres que je voudrais...
Ensuite, je me dis que j'ai beaucoup de chance :
il y a plus ignorants que moi,
sans parler de ces malheureux, prisonniers de pulsions irrépressibles :
elles les conduisent à gâcher leur vie et trop souvent celle d'autrui
(est-ce à dire que je n'ai jamais gâché la mienne ?).
Sur ce, ma frustration se trouve en partie consolée,
et l'insatisfaction qui demeure me pousse à poursuivre ma Quête.
Si j'espère réduire (un peu plus chaque jour) le chaos qui est en moi,
je vois bien que, hors de moi, croît sans cesse le plus grand Chaos possible :
il menace le monde de misère, de souffrances inouïes et de totale destruction...
Est-il possible d'aider à conjurer cette possible issue, celà sans tricher avec soi-même ?
Bref, je ne vais pas attendre d'être devenu Savant et Sage pour tâcher d'ouvrir un dialogue avec toutes personnes éprises de vérité et d'harmonie
en elles-mêmes comme dans le monde extérieur...
Tel est l'objectif sans doute immodeste de ce blog....
(mise en ligne le 8 juin 2008 sous la rubrique des "perplexités)
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